Cabine cure

Le travail de la cure en cabine s’opère selon un dispositif très précis. Toujours dans le même espace, ici les Halles Saint-François de la ville de Quimper, cabine n° EH54, AB76. Le sujet est assis sur un tabouret. Cette position favorise le relâchement des tensions, encore que. La voix-cabine, non visible, n’intervient que de manière raréfiée. Le cadre de temps et d’espace ainsi que les payements sont définis. La séance doit être payée en argent liquide et « sur le champ », dans l’idée que le sujet est libre de venir ou de ne pas revenir. L’engagement de la voix-cabine repose sur le principe intangible de la « neutralité et la bienveillance ». Elle n’a pas à se prendre pour le « maître à penser » car elle n’est ni philosophe ni gouroue. Son rôle plus modeste et plus noble à la fois, c’est celui d’un élément extérieur mais profondément humain de liaison et de compréhension destiné à réconcilier le sujet avec lui-même et ses objets, à travers une originalité profonde et authentique. » Le procédé vise à faire entendre ce qui peut pointer de l’inconscient, pendant et entre les clichés. L’objectif premier sera de retrouver les associations inconscientes du sujet dans un mouvement régressif induit par le cadre de la cure en cabine. Le refoulement doit être levé, le passé sera reconstruit et mis en relation avec le présent. Après l’instant de la photographie, dire et noter « tout ce qui vous passe par l’esprit. Comportez-vous à la manière d’un voyageur qui assis près de la fenêtre de son compartiment, décrirait le paysage tel qu’il se déroule à une personne placée derrière lui. Enfin, n’oubliez jamais d’être tout à fait franc, n’omettez rien de ce qui pour une raison quelconque, vous paraît désagréable à dire. »



Echapper


Faire-part


L’art est nié


Le soleil s’est adressé à moi




Manger ce qui fleurit



Héritage


Coiffe


Dire et coûter


Mains tenant



EUX


Les deux mères